Introduction
Une robe mouchetée comme un ciel d’hiver, un galop souple au ras des chaumes, puis soudain l’immobilité totale : le setter anglais à l’arrêt est l’une des plus belles images de la chasse. Ce chien d’arrêt britannique séduit aussi par sa douceur à la maison. Son standard le décrit en deux phrases qui résument tout : « Très actif et doué d’un sens aigu de la chasse » et « Extrêmement amical et doué d’un bon caractère ».
En France, le setter anglais n’a rien d’un chien rare. Avec 5 086 chiots inscrits au LOF en 2025, c’est la 11e race la plus inscrite du pays et le chien d’arrêt le plus inscrit, devant l’Épagneul breton, selon les statistiques de la Société Centrale Canine. Il séduit autant les chasseurs que les familles.
Mais ce succès a un revers : un setter anglais n’est pas un chien de canapé. Il lui faut de l’espace, beaucoup d’exercice, un rappel solide et un brossage régulier de ses franges. Dans cette fiche, nous faisons le tour complet de la race : histoire, physique, caractère, besoins d’exercice, santé, entretien, cohabitation et prix d’un chiot LOF, pour vous aider à savoir si le setter anglais est vraiment fait pour vous.
Fiche d’identité du Setter anglais
| À retenir | Le Setter anglais en un coup d’œil |
| Origine et classement | Grande-Bretagne ; FCI groupe 7 (chiens d’arrêt), section des chiens d’arrêt britanniques et irlandais (setters), standard n° 2 Race soumise à une épreuve de travail |
| Taille (hauteur au garrot) | Mâles : 65 à 68 cm Femelles : 61 à 65 cm (standard FCI 2026 ; tailles plus modestes dans la version française de 2009) |
| Poids | Non fixé par le standard. Repère : 25 à 30 kg pour un mâle, 20 à 25 kg pour une femelle (Santévet) |
| Poil et robe | Poil long, soyeux et frangé, légèrement ondulé mais jamais bouclé Fond blanc moucheté (belton) : bleu, orange, citron ou foie belton, ou tricolore |
| Espérance de vie | Plus de 10 ans (Kennel Club) ; 10 ans et 9 mois en moyenne en Finlande ; 11 à 14 ans selon Santévet |
| Caractère | Doux, gai, extrêmement amical et très sociable ; chasseur passionné et sensible, qui a besoin de douceur Pas un chien de garde |
| Exercice | Plus de 2 heures par jour (Kennel Club), avec du galop en liberté dans un endroit sûr et des jeux de flair (fouille, pistage, nosework) |
| Entretien du poil | Brossage 2 à 3 fois par semaine (plus d’une fois selon le Kennel Club), sans tonte ; il perd ses poils toute l’année Inspection après chaque sortie : épillets, tiques, oreilles |
| Point de vigilance n° 1 | Son instinct de chasse : il peut partir à plusieurs centaines de mètres en quelques secondes Le rappel, travaillé dès l’arrivée du chiot avec une longe, est le chantier numéro un |
| Santé : les points documentés | Surdité congénitale (12,4 % des 751 setters testés par LSU), dysplasie de la hanche et du coude, hypothyroïdie, tumeurs, otites, torsion d’estomac Tests ADN utiles : NCL8 et PRA rcd4 |
| Vivre seul à la maison | Supporte mal les longues journées de solitude : il peut aboyer, gémir, creuser ou mâchouiller Solitude à apprendre progressivement, après une grosse sortie et avec un jouet d’occupation |
| Un premier chien ? | Oui, mais pas pour tout le monde : doux et sans agressivité, il demande un maître sportif, disponible et cohérent, idéalement aidé par un éducateur dès les premiers mois |
| Statut en France | Chien non catégorisé (Service-Public, page vérifiée le 7 novembre 2025) 5 086 inscriptions au LOF en 2025 : 11e race la plus inscrite, chien d’arrêt le plus inscrit |
| Prix d’un chiot LOF en 2026 | 800 à 1 500 € selon Santévet (mai 2026) 600 à 1 200 €, le plus souvent 800 à 1 000 €, d’après les tarifs affichés par des élevages LOF en octobre 2026 |
| Budget annuel (assurance comprise) | Environ 1 400 à 3 300 € par an hors achat, dont 250 à 600 € d’assurance santé (estimation) 1 300 à 2 900 € selon Santévet, imprévus vétérinaires compris |
Chiffres vérifiés en octobre 2026 ; les sources sont réunies en fin d’article.
📜 1. Histoire et origines du Setter anglais
Des chiens qui se couchaient devant le gibier
Le setter anglais est l’un des plus anciens chiens d’arrêt britanniques. Selon l’American Kennel Club (AKC), ses origines remontent au XIVe siècle, bien avant l’arrivée des armes à feu. À l’époque, on chassait les oiseaux au filet. Le chien devait trouver le gibier, puis s’aplatir au sol pour le signaler aux chasseurs, qui jetaient alors leur filet.
Vers 1570, John Caius, médecin à la cour d’Angleterre, décrit déjà ces chiens dans son ouvrage De Canibus Britannicis : il y parle du « Setter », appelé en latin « Index ». De son côté, le Club du Setter Anglais rappelle que le setter serait issu des anciens épagneuls, dits « Espaignol », que les éleveurs anglais ont ensuite façonnés pendant des générations.
Edward Laverack, le père du setter moderne
Le grand tournant arrive au XIXe siècle. En 1825, un Anglais nommé Edward Laverack acquiert deux chiens, Ponto et Old Moll, issus d’une lignée sélectionnée depuis déjà 35 ans. À partir d’eux, il mène un long travail d’élevage qui pose les bases du setter anglais tel que nous le connaissons. Ses chiens sont beaux, doux, très appréciés en exposition, mais ils ne brillent pas toujours en field trial, d’après l’AKC.
On lui doit aussi un mot que vous croiserez partout en cherchant un chiot : « belton ». Selon le standard de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), c’est Laverack qui a popularisé ce terme pour désigner la moucheture si particulière de la robe. Son livre a eu une influence majeure sur l’apparence actuelle de la race.
Purcell Llewellin et la naissance des lignées de terrain
Un autre éleveur, Richard Purcell Llewellin, reprend les chiens de Laverack et les croise avec d’autres sujets pour améliorer leurs qualités de chasseurs. Aujourd’hui encore, l’AKC considère que le setter de type « Llewellin » correspond au setter anglais de travail, tandis que les chiens de Laverack sont à l’origine des lignées d’exposition.
Cette double origine explique les deux silhouettes que l’on rencontre toujours : un setter de chasse plus sec, et un setter d’exposition plus grand et plus fourni en poil. Nous y revenons dans la partie consacrée au physique. La race traverse aussi très tôt l’Atlantique : aux États-Unis, l’English Setter fait partie des neuf races fondatrices reconnues par l’AKC en 1878.
L’arrivée du setter anglais en France
En France, l’histoire commence en 1880, quand E. Bellecroix importe les premiers setters anglais, selon le Club du Setter Anglais. Le succès est immédiat. Le tout premier field trial français, organisé en 1888, est remporté par un setter anglais. En 1910, une centaine de setters anglais sont déjà inscrits à l’Exposition de Paris.
Les passionnés s’organisent vite. Le Setter Club de France voit le jour en 1891, puis la Réunion du Setter Anglais en 1910, avec 40 membres. Les deux associations fusionnent en 1921 pour former le Club du Setter Anglais, le club de race qui veille aujourd’hui encore sur le setter anglais en France : épreuves de chasse, expositions, grille de cotation des reproducteurs avec la Société Centrale Canine.
Un chien d’arrêt britannique reconnu par la FCI
La FCI enregistre le setter anglais sous le standard n° 2. Il appartient au groupe 7, celui des chiens d’arrêt, dans la section des chiens d’arrêt britanniques et irlandais, sous-section des setters. Son pays d’origine est la Grande-Bretagne.
La race est soumise à une épreuve de travail : ses qualités de chasseur comptent officiellement, pas seulement sa beauté sur un ring. Le standard a d’ailleurs été remanié en 2026 et rappelle que la gravité d’un défaut se juge aussi selon ses conséquences sur la santé, le bien-être du chien et sa capacité à faire son travail traditionnel.
Vulnérable chez lui, star en France
C’est un vrai paradoxe. Dans son pays d’origine, le setter anglais est devenu rare : le Kennel Club britannique le classe parmi les races natives « vulnérables », et dans de nombreux pays il naît moins de 300 chiots par an, selon le réseau vétérinaire international DogWellNet.
En France, c’est tout l’inverse. La Société Centrale Canine a enregistré 5 086 inscriptions de setters anglais au LOF en 2025, contre 4 900 en 2024. Seules dix races font mieux. Dans le groupe des chiens d’arrêt, il devance largement l’Épagneul breton (3 793 inscriptions). La même année, 1 828 setters anglais ont été confirmés, c’est-à-dire reconnus conformes au standard à l’âge adulte.
🐾 2. Caractéristiques physiques du Setter anglais
Taille : ce que disent les standards
Le setter anglais est un chien de taille moyenne, élégant, aux lignes pures. Côté chiffres, il faut savoir que deux références circulent.
Le standard FCI remanié en 2026 indique une hauteur au garrot de 65 à 68 cm pour les mâles et de 61 à 65 cm pour les femelles. Ce sont aussi les mesures retenues en Angleterre.
La version française du standard de 2009, publiée par le Club du Setter Anglais, retient des tailles plus modestes : 58 à 62 cm pour les mâles et 55 à 60 cm pour les femelles, avec une tolérance de 2 cm sous le minimum. Elle précise que les mesures anglaises sont plus élevées. Cet écart reflète celui des lignées : selon l’AKC, les setters d’exposition sont en général plus grands et plus fournis en poil que les setters de terrain.
Poids : un athlète plutôt léger
Le standard ne fixe aucun poids. À titre de repère, l’assureur Santévet indique 25 à 30 kg pour un mâle et 20 à 25 kg pour une femelle. Un setter de chasse en bonne condition est sec et musclé : vous devez sentir ses côtes sous la main, sans qu’elles saillent.
Surveillez sa silhouette hors saison. Un chien qui chasse plusieurs mois par an puis se repose le reste du temps prend vite du poids si sa ration ne suit pas le rythme. Pesez-le régulièrement et ajustez la quantité de croquettes avec votre vétérinaire.
Une silhouette faite pour galoper
Tout chez le setter anglais est pensé pour couvrir du terrain longtemps. Le standard FCI décrit un cou plutôt long, musclé et sec, légèrement galbé. Le corps est de longueur moyenne, avec un dos court et horizontal, un rein large, solide et légèrement voussé. La poitrine est profonde, les côtes bien cintrées. Les épaules sont bien inclinées, les cuisses longues et les jarrets bien descendus.
La queue est attachée presque dans le prolongement du dos. De longueur moyenne, elle ne descend pas sous le jarret et se courbe légèrement en forme de cimeterre, sans jamais remonter. Elle porte de longues franges et reste très mobile en action. Le standard de travail du club décrit un galop ample, aisé et rapide, près de terre, dos horizontal, la queue prolongeant la colonne vertébrale.
La tête et le regard
La tête est longue et plutôt fine. Vu d’une oreille à l’autre, le crâne est ovale, avec une protubérance occipitale bien marquée et un stop net. Le museau est moyennement profond et assez carré, les lèvres ne sont pas trop pendantes. La truffe est noire ou marron selon la couleur de la robe, avec des narines bien ouvertes. Les mâchoires sont fortes, avec un articulé en ciseaux.
Ce qui frappe le plus, c’est le regard. Les yeux sont vifs, doux et expressifs, ovales et non saillants, de couleur noisette à brun foncé, le plus foncé étant préféré. Chez les sujets liver belton, un œil plus clair est accepté. Les oreilles, de longueur moyenne, sont attachées bas et retombent en plis nets contre les joues. Leur extrémité est veloutée et leur partie supérieure couverte de poils fins et soyeux.

Regard doux et oreilles tombantes frangées : l’expression typique du setter anglais.
Un poil long, soyeux et frangé
Le poil du setter anglais est long et soyeux. À partir de l’arrière de la tête, au niveau des oreilles, il est légèrement ondulé, mais jamais bouclé. La culotte et les membres antérieurs sont bien garnis de franges presque jusqu’aux pieds, et les pieds ont du poil entre les doigts.
Ces franges font tout le charme de la race, mais elles demandent de l’entretien. Le club est d’ailleurs attaché au naturel : en exposition, un poil frisé ou l’absence de franges empêche la confirmation, et un toilettage excessif des oreilles, du crâne ou du dos empêche d’obtenir le CACS, l’un des certificats qui mènent au titre de champion.
Les robes belton : bleu, orange, citron, foie et tricolore
La robe du setter anglais est toujours à fond blanc, mouchetée d’une couleur. Le standard accepte :
- Le bleu belton : blanc moucheté de noir, la robe la plus connue.
- L’orange belton : blanc moucheté d’orange.
- Le citron belton (lemon belton) : blanc moucheté d’un jaune pâle.
- Le foie belton (liver belton) : blanc moucheté de marron.
- Le tricolore : noir, blanc et feu, ou marron, blanc et feu.
Le standard demande des robes sans lourdes plages de couleur sur le corps et préfère les robes mouchetées ou truitées de toute part. Toute autre couleur est refusée. En jugement, le club ne confirme pas un chien présentant une robe avec excès de ladre (zones dépigmentées) ou un œil vairon.
Bleu belton : blanc moucheté de noir, la robe la plus connue.
Orange belton : blanc moucheté d’orange.
Tricolore : noir, blanc et feu, ou marron, blanc et feu.Lignées de chasse et lignées d’exposition
Depuis Laverack et Llewellin, deux types de setters coexistent. Le setter de terrain est plus léger, plus sec et moins chargé en poil. Le setter d’exposition, issu des lignées de Laverack, est plus grand et porte une fourrure plus abondante, selon l’AKC.
En France, la race reste avant tout un chien de chasse. Le Club du Setter Anglais le dit sans détour : « La chasse, toujours la chasse, voilà bien la source du succès de cette belle race ». Sa grille de cotation récompense les reproducteurs qui réussissent à la fois en exposition et à la chasse. Avant de réserver un chiot, demandez à l’éleveur ce que font ses chiens : un setter issu de parents primés en field trial aura un moteur de chasse très puissant, ce qui est un atout pour un chasseur et un vrai défi pour une famille citadine.
Mâle ou femelle ?
Le mâle est un peu plus grand et plus charpenté que la femelle : quelques centimètres et quelques kilos d’écart, selon les standards. La différence reste modeste, et le choix tient surtout à votre mode de vie.
Avec une femelle, il faudra gérer les chaleurs, en général deux fois par an, si elle n’est pas stérilisée. Pendant ces périodes, les sorties en liberté deviennent compliquées. Avec un mâle non castré, attendez-vous à un intérêt marqué pour les chiennes du voisinage. Dans les deux cas, parlez stérilisation avec votre vétérinaire. Au fond, le tempérament du chiot et celui de ses parents comptent bien plus que son sexe.
🧡 3. Tempérament et comportement du Setter anglais
Un chien doux, gai et très sociable
Le standard français est clair : le setter anglais est « Extrêmement amical et doué d’un bon caractère ». Le standard FCI de 2026 le décrit lui aussi comme très amical et d’un naturel bienveillant. À l’inverse, un chien agressif ou exagérément peureux est éliminé en exposition.
Au quotidien, cela donne un chien affectueux, qui aime le contact et la compagnie de sa famille. Il accueille souvent les visiteurs avec enthousiasme. Ce n’est pas un chien distant ou indépendant : il a besoin de vivre avec vous, pas au fond du jardin.

Doux, gai et sociable : le setter anglais est un compagnon très attachant.
Une passion de la chasse qui ne s’éteint jamais
Derrière ce caractère doux se cache un vrai chasseur. Le Club du Setter Anglais décrit une quête énergique et étendue, une remontée d’émanation spectaculaire et un arrêt « tendu à l’extrême ». Le standard de travail parle d’une quête naturellement croisée et ample, qui explore finement le terrain, tête mobile, toujours à la recherche d’odeurs.
Cet instinct est là, même chez un setter qui ne chassera jamais. En promenade, il lève le nez, part en quête, se fige devant un pigeon ou un merle. C’est magnifique à voir, mais cela veut dire qu’un setter peut s’éloigner très vite et très loin s’il croise une piste. Mieux vaut le savoir avant d’adopter.
L’arrêt et le coulé, signatures de la race
Le standard de travail du club détaille ce qui rend le setter anglais unique. À l’approche d’une odeur de gibier, il s’abaisse, remonte prudemment le cône d’odeur, puis se fige. Son arrêt est haut si la remontée a été longue, rasant si l’émanation est proche et soudaine.
Autre signature : le coulé. Quand le gibier se dérobe en piétant, le setter le suit en rampant, sans jamais perdre le contact, pour le bloquer ou le faire voir au chasseur. Le club résume ainsi l’idéal de la race : un chien dont la morphologie lui permet de « chasser en félin ».
Un chien sensible qui a besoin de douceur
Le setter anglais apprend volontiers, mais il n’aime pas la brutalité. Les cris, les punitions ou les méthodes coercitives risquent de le braquer ou de le rendre craintif. Il progresse bien mieux avec l’éducation positive : récompenser ce qu’il fait de bien, par une friandise, un jeu ou une caresse.
Soyez patient. Un jeune setter a souvent l’esprit ailleurs, surtout dehors, quand mille odeurs l’appellent. Des séances courtes, fréquentes et joyeuses donnent de meilleurs résultats que de longues leçons. Et gardez en tête qu’un setter bien dépensé est toujours plus attentif qu’un setter qui n’est pas sorti de la journée.

Le setter anglais n’aime pas la brutalité : il progresse bien mieux avec l’éducation positive.
Seul à la maison : prévenir l’ennui
Un chien aussi actif et aussi attaché à sa famille supporte mal les longues journées de solitude. Un setter qui s’ennuie peut aboyer, gémir, creuser ou mâchouiller ce qui traîne. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est de l’énergie et de la frustration qui débordent.
La meilleure prévention : une grosse sortie avant votre départ, puis un jouet d’occupation ou un tapis de fouille pour l’aider à patienter. Apprenez-lui la solitude progressivement, dès son arrivée, par de courtes absences. Si vous travaillez loin et longtemps, pensez au promeneur de chiens ou à la garderie.
Pas un chien de garde
N’attendez pas d’un setter anglais qu’il protège votre maison. Il signalera peut-être une arrivée, mais il a toutes les chances d’accueillir l’inconnu en remuant la queue. Son standard demande un chien extrêmement amical : la méfiance et l’agressivité ne font pas partie de son caractère.
C’est justement ce qui en fait un compagnon agréable pour les familles qui reçoivent beaucoup, et un chien facile à emmener partout, à condition qu’il ait été bien socialisé et qu’il ait eu son compte d’exercice.
🏃 4. Aptitudes physiques du Setter anglais
Combien d’exercice par jour ?
Beaucoup. Le Kennel Club britannique recommande plus de deux heures d’exercice par jour pour le setter anglais. Et il ne s’agit pas de deux heures au pas en laisse : ce chien a besoin de courir, de galoper, de chercher.
L’idéal combine plusieurs choses : une ou deux longues balades, des moments de course en liberté dans un endroit sûr, et des jeux qui font travailler son nez. Un setter qui ne se dépense pas assez devient vite agité et difficile à vivre. À l’inverse, un setter bien dépensé est souvent étonnamment calme à la maison.

Plus de deux heures d’exercice par jour : le setter anglais a besoin de courir et de galoper.
La chasse, son terrain de jeu naturel
Le setter anglais est un spécialiste du gibier à plumes. Sa mission : quêter loin devant le chasseur, au galop, trouver l’oiseau grâce à son odorat, puis l’arrêter et le tenir jusqu’à l’arrivée de son maître. Sa vitesse et son endurance lui permettent de couvrir de grandes surfaces.
Si vous chassez, il s’épanouira pleinement. Mais une saison de chasse ne dure que quelques mois. Le reste de l’année, il faut entretenir sa condition physique avec des sorties quotidiennes et un entraînement régulier, pour qu’il arrive à l’ouverture en forme et sans se blesser.
TAN, field trials et cotation : tester ses aptitudes
Le premier pas, c’est le TAN, le test d’aptitudes naturelles. Il se passe entre 6 et 36 mois. Un gibier à plumes est lâché hors de la vue du chien. Pendant 5 à 10 minutes, un ou deux examinateurs jugent trois critères : l’instinct de recherche, l’instinct d’arrêt (un arrêt hors de la vue du gibier est exigé) et l’équilibre, c’est-à-dire l’absence de peur au coup de feu. Le test évalue les aptitudes naturelles, pas le niveau de dressage. Un chien reçu porte la mention « Admis au T.A.N. » sur son pedigree. Un chien qui échoue est simplement ajourné et peut se représenter.
Viennent ensuite les field trials, de véritables concours de chasse sur le terrain, au printemps, en grande quête ou à l’automne. Le club et la Société Centrale Canine s’appuient sur ces résultats pour coter les reproducteurs. Par exemple, la cotation 2 demande un chien confirmé, un « Excellent » en exposition, un TAN et une lecture de dysplasie de la hanche A, B ou C. Les cotations supérieures exigent des résultats en field trial, comme un CACT de printemps pour un mâle, ou une finale de la Coupe de France des Novices pour une femelle.
Le rappel, chantier numéro un
Avec un setter anglais, le rappel n’est pas une option. Ce chien peut partir à plusieurs centaines de mètres en quelques secondes, et un oiseau qui s’envole suffit à lui faire oublier votre voix. Commencez dès l’arrivée du chiot, à la maison, puis dans le jardin, puis dans des endroits de plus en plus riches en odeurs.
Travaillez d’abord avec une longe, pour garder le contrôle tout en lui laissant de la liberté. Voir nos longes de rappel. Récompensez chaque retour avec quelque chose de vraiment motivant, comme nos friandises de récompense. Beaucoup de chasseurs utilisent aussi le sifflet : un son toujours identique, qui porte loin, ce qui est précieux avec un chien qui chasse loin devant.

Avant de lâcher un setter anglais, travaillez longuement le rappel, d’abord avec une longe.
Voir nos longes de rappel
Collier GPS, gilet fluo et sécurité à la chasse
Un setter qui quête loin, dans les haies ou les bois, peut vite disparaître de votre vue. Un collier GPS vous permet de le localiser à tout moment sur votre téléphone, à la chasse comme en randonnée. C’est aussi une sécurité si votre chien part sur une piste et ne revient pas.
Choisissez un collier solide et bien ajusté pour fixer le traceur et la médaille. Voir nos colliers et nos médailles d’identification. En saison de chasse, un gilet ou un manteau très visible aide les autres chasseurs à repérer votre chien de loin, surtout si sa robe est claire et se fond dans le paysage. Voir nos manteaux et imperméables.

Un collier bien visible, une médaille et un traceur GPS : le trio sécurité du setter qui quête loin.
Voir nos colliers
Du 15 avril au 30 juin, la laisse en forêt
Un point de loi que tout propriétaire de setter doit connaître. L’arrêté du 16 mars 1955 interdit de laisser divaguer les chiens dans les terres cultivées ou non, les prés, les vignes, les vergers, les bois, les marais et au bord des cours d’eau, étangs et lacs.
Et du 15 avril au 30 juin, dans les bois et forêts, il est interdit de promener un chien non tenu en laisse en dehors des allées forestières. Cette période correspond au printemps, quand de nombreux oiseaux nichent au sol. Pour un setter, c’est une tentation énorme. Prévoyez la longe pendant ces semaines, et réservez les galops en liberté aux terrains autorisés.
Des activités pour le setter de famille
Vous ne chassez pas ? Votre setter peut tout de même se dépenser intelligemment. Le canicross, la course à pied avec votre chien attaché à une ceinture, convient bien à ce sportif endurant, une fois sa croissance terminée et avec l’accord de votre vétérinaire. Voir notre matériel de canicross.
La randonnée, les longues balades en campagne, le vélo sur chemin pour un chien adulte entraîné ou encore les jeux de recherche sont aussi de bonnes options. Pensez à emporter de l’eau, car il se dépense sans compter et ne s’arrête pas toujours de lui-même. Voyez par exemple notre gourde pour chien Aquaboy.
Faire travailler son nez
Le setter anglais vit par son odorat. Le stimuler mentalement est aussi important que le faire courir. Les jeux de fouille, la recherche de friandises cachées dans le jardin, le pistage ou le nosework (recherche d’odeurs) le fatiguent autant qu’une longue course.
À la maison, les jouets d’intelligence prennent le relais les jours de pluie. Voir nos jeux d’intelligence et de fouille. Dix minutes de recherche concentrée, c’est souvent un setter qui dort paisiblement ensuite.
🩺 5. Santé et espérance de vie du Setter anglais
Quelle est l’espérance de vie du setter anglais ?
Le Kennel Club britannique indique une espérance de vie de plus de 10 ans. Les données de mortalité finlandaises de 2013 à 2023, reprises par DogWellNet, donnent une moyenne de 10 ans et 9 mois. Les setters morts de vieillesse avaient en moyenne 12 ans et 8 mois. L’assureur Santévet avance de son côté 11 à 14 ans en moyenne.
Retenez qu’un setter anglais bien suivi, à bon poids et régulièrement actif vit généralement plus de 10 ans. Le choix d’un élevage sérieux, une alimentation adaptée et un suivi vétérinaire régulier mettent toutes les chances de votre côté.
La surdité congénitale
Le setter anglais fait partie des races touchées par la surdité de naissance. Dans les données de dépistage publiées par l’école vétérinaire de l’université d’État de Louisiane (LSU), sur 751 setters anglais testés, 10,3 % étaient sourds d’une oreille et 2,2 % des deux oreilles, soit 12,4 % au total.
Le test de référence s’appelle le BAER (en français PEA, potentiels évoqués auditifs). C’est un examen indolore qui mesure la réponse du cerveau aux sons, oreille par oreille. Aux États-Unis, l’Orthopedic Foundation for Animals (OFA) le recommande pour la race. Un chien sourd d’une seule oreille peut vivre une vie de compagnon normale, mais il peut avoir plus de mal à repérer d’où vient votre voix. Demandez à l’éleveur si les parents et les chiots ont été testés.
Dysplasie de la hanche et du coude
La dysplasie de la hanche est une malformation de l’articulation, en partie héréditaire, qui peut évoluer vers l’arthrose. Chez le setter anglais, les résultats de dépistage disponibles sont plutôt rassurants. En Finlande, sur 316 chiens radiographiés en dix ans, 76 % en moyenne étaient classés A ou B, les meilleures notes. Pour les coudes, 83 % des 292 chiens examinés étaient indemnes (DogWellNet).
La vigilance reste de mise. La dysplasie du coude et l’ostéochondrose (un trouble du cartilage chez le chien en croissance) figurent parmi les troubles du squelette de la race. Les données de l’assureur suédois Agria estiment le risque d’ostéochondrose du setter anglais à plus de six fois celui de l’ensemble des races. En France, la grille de cotation du club exige une lecture officielle de la dysplasie de la hanche : A, B ou C pour la cotation 2, A ou B pour les cotations supérieures.
L’hypothyroïdie
L’hypothyroïdie, c’est une thyroïde qui ne produit plus assez d’hormones. DogWellNet la cite parmi les points de vigilance de la race, notamment sous sa forme auto-immune, la thyroïdite. Aux États-Unis, l’OFA recommande un bilan thyroïdien pour les reproducteurs, et le Kennel Club britannique classe la thyroïdite auto-immune parmi les affections reconnues chez le setter anglais.
Les signes sont souvent discrets et s’installent lentement : fatigue, prise de poids sans raison, poil terne ou clairsemé, chien frileux. Si vous remarquez ces changements, parlez-en à votre vétérinaire. Lui seul peut poser le diagnostic, grâce à une prise de sang, et vous expliquer la prise en charge.
NCL8 et atrophie de la rétine : deux tests ADN utiles
La céroïde-lipofuscinose neuronale de type 8 (NCL8) est une maladie neurologique héréditaire grave. Elle apparaît tôt, entraîne une perte de coordination et d’équilibre, des crises convulsives, et elle est mortelle. Un test ADN permet de savoir si un reproducteur est porteur. En Norvège, grâce à ce dépistage, la maladie a « presque disparu » de la population de setters anglais, selon DogWellNet.
L’atrophie progressive de la rétine (PRA rcd4) provoque d’abord une baisse de la vision dans la pénombre, puis peut mener à la cécité. Elle se dépiste aussi par ADN, même si le test ne remplace pas un examen des yeux chez le vétérinaire. Le Kennel Club recommande ces deux tests, et la Finlande les a rendus obligatoires pour les reproducteurs. Demandez les résultats des parents avant de réserver.
Peau, oreilles, tumeurs : les autres points de vigilance
Les tumeurs sont le premier motif de consultation vétérinaire des setters anglais en Suède et la première cause de décès en Finlande. Les données d’Agria de 2011 à 2016 estiment pour la race un risque de tumeur près de quatre fois supérieur à la moyenne des races. Palpez régulièrement votre chien et signalez toute grosseur nouvelle à votre vétérinaire.
Les problèmes de peau et les troubles digestifs font aussi partie des affections relevées chez la race par DogWellNet. Côté oreilles, Santévet cite les otites externes comme l’affection la plus fréquente du setter anglais. Ses longues oreilles tombantes et poilues aèrent mal le conduit auditif : une raison de plus pour les surveiller chaque semaine.
La torsion d’estomac, une urgence
Comme d’autres grands chiens à la poitrine profonde, le setter anglais peut être victime d’une dilatation-torsion de l’estomac. DogWellNet la classe parmi les problèmes de santé de la race. C’est une urgence vitale : l’estomac se dilate, puis peut tourner sur lui-même.
Ventre qui gonfle, efforts pour vomir sans résultat, chien agité qui bave beaucoup : appelez immédiatement votre vétérinaire ou les urgences, sans attendre. Pour limiter le risque, on conseille souvent de fractionner la ration en deux repas et d’éviter les efforts intenses juste avant et juste après le repas, ce qui compte particulièrement les jours de chasse.
Bien choisir son élevage
La santé de votre setter se joue en partie avant sa naissance. Un éleveur sérieux doit pouvoir vous montrer, pour les deux parents, la lecture officielle de la dysplasie de la hanche, les résultats des tests ADN (NCL8 et PRA rcd4) et, idéalement, un test d’audition. Demandez aussi à voir la mère, et si possible le père, pour juger de leur caractère.
La cotation des reproducteurs est un bon indicateur. Un chien coté a été confirmé, son pedigree est complet, son identification génétique est enregistrée, et à partir de la cotation 2 il a passé un dépistage de la dysplasie. Le club publie la liste des chiens cotés et des portées : c’est une bonne base pour démarrer vos recherches.
Le suivi vétérinaire au quotidien
Au-delà des maladies de race, le setter anglais a besoin du suivi de tout chien : vaccins à jour, vermifuges, contrôle annuel chez le vétérinaire, puis bilans plus fréquents à partir de 7 ou 8 ans.
Chien de terrain, il est très exposé aux tiques, aux puces et aux moustiques. Protégez-le toute l’année, et pas seulement l’été. Voir nos antiparasitaires. Pendant la saison de chasse, emportez aussi une petite trousse de secours pour les coupures de coussinets et les épines.
🛁 6. Entretien et besoins au quotidien du Setter anglais
Le brossage des franges
Le Kennel Club recommande un toilettage plus d’une fois par semaine pour le setter anglais. En pratique, deux à trois brossages par semaine évitent l’essentiel des nœuds. Insistez sur les zones qui feutrent le plus vite : derrière les oreilles, sous les aisselles, la culotte, les franges des pattes et de la queue.
Utilisez d’abord une brosse souple, puis un peigne métallique pour vérifier qu’il ne reste aucun nœud. Si un nœud résiste, un démêlant facilite le travail sans casser le poil. Ne le laissez pas s’installer : un nœud serré tire sur la peau et devient vite douloureux. Le setter perd ses poils toute l’année, avec des périodes de mue plus marquées : un brossage régulier limite aussi les poils dans la maison.
Toilettage : rester naturel
Le setter anglais ne se tond pas. Le club de race est même très attaché à l’aspect naturel de la race. Contentez-vous de coupes de propreté : égaliser le poil sous les pieds et entre les coussinets, raccourcir légèrement les poils autour des oreilles si vous chassez, pour limiter les nœuds et les végétaux accrochés.
Si vous débutez, un passage chez un toiletteur habitué aux setters vous montrera les bons gestes. Ensuite, la plupart des propriétaires gèrent l’entretien à la maison, avec une bonne brosse, un peigne et des ciseaux à bouts ronds.
Le bain
Inutile de baigner souvent un setter anglais : un bain trop fréquent dessèche la peau. Un bain toutes les quelques semaines, ou après une sortie particulièrement boueuse, suffit largement. Utilisez un shampoing pour chien adapté aux poils longs, rincez très soigneusement et séchez bien les franges.
Entre deux bains, un simple rinçage à l’eau claire des pattes et du ventre après une balade dans la boue fait souvent l’affaire. Brossez toujours le poil une fois sec, sinon les nœuds se forment très vite.
Après chaque sortie : l’inspection
C’est le geste le plus important pour un setter. Après chaque balade dans la nature, et à plus forte raison après une journée de chasse, passez vos mains sur tout son corps. Regardez entre les doigts, sous les aisselles, dans les oreilles et dans les franges.
Vous cherchez trois choses : les épillets, ces épis de graminées en forme de flèche qui peuvent s’enfoncer dans la peau ou le conduit auditif ; les tiques, à retirer avec un tire-tique ; et les petites blessures, notamment aux coussinets. Un chien qui secoue la tête, se lèche une patte avec insistance ou boite doit être examiné rapidement.

Boue, épillets, tiques : après chaque sortie, une inspection complète s’impose.
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Les oreilles, point sensible
Les longues oreilles tombantes du setter anglais sont son charme et son point faible. Elles gardent l’humidité et la chaleur, ce qui favorise les otites, citées par Santévet comme l’affection la plus fréquente de la race.
Regardez l’intérieur des oreilles chaque semaine. Une oreille saine est rose pâle, propre et sans odeur. Nettoyez-les avec une lotion auriculaire adaptée, surtout après une baignade. Voir nos produits d’hygiène et de soin. Rougeur, mauvaise odeur, cérumen abondant ou chien qui se gratte : direction le vétérinaire.
Yeux, griffes et dents
Les yeux se nettoient avec une compresse humide si des sécrétions apparaissent. Après une sortie dans les herbes hautes, vérifiez qu’aucune poussière ou graine n’est restée coincée. Un œil rouge, qui coule ou que le chien garde fermé doit être vu par un vétérinaire.
Un setter actif use souvent ses griffes naturellement, mais vérifiez-les une fois par mois, sans oublier les ergots. Côté dents, un brossage régulier et des objets à mâcher adaptés limitent le tartre. Habituez le chiot à ces manipulations très tôt : elles deviendront une routine sans stress.
Bien nourrir un chien de chasse
Le setter anglais dépense beaucoup d’énergie. Il lui faut une alimentation de qualité, riche en protéines animales, dont la quantité suit son activité : plus en pleine saison de chasse, moins pendant les mois calmes. Voir nos croquettes riches en protéines.
Fractionnez sa ration en deux repas et laissez-le au calme autour des repas, pour limiter le risque de torsion d’estomac. Pendant les sorties longues, donnez-lui à boire régulièrement : un chien qui court au soleil se déshydrate vite. Et surveillez son poids tout au long de l’année avec votre vétérinaire.

Un setter qui court beaucoup a besoin de boire souvent pendant ses sorties.
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Où vivre avec un setter anglais ?
L’idéal, c’est une maison avec un jardin bien clôturé, à la campagne ou en périphérie, avec des chemins et des champs à proximité. Attention aux clôtures : un setter motivé par une odeur peut chercher à passer dessous ou à travers.
La vie en appartement n’est pas impossible, mais elle exige un engagement fort : plus de deux heures de sorties actives chaque jour, par tous les temps, avec des moments de course en liberté dans des lieux sûrs. Le jardin ne remplace jamais les promenades : un setter seul dans un jardin s’ennuie vite. Et quel que soit le logement, il doit vivre avec sa famille, pas au chenil.
👪 7. Cohabitation du Setter anglais avec les enfants et les autres animaux
Avec les enfants
Doux, joueur et très amical, le setter anglais s’entend en général bien avec les enfants. Il apprécie l’agitation d’une famille et les longues sorties avec les plus grands. Son caractère sociable, que le standard décrit comme extrêmement amical, en fait un bon chien de famille, à condition qu’il soit bien dépensé.
Gardez simplement en tête que c’est un grand chien plein d’élan. Un jeune setter enthousiaste peut bousculer un tout-petit sans le vouloir. Ne laissez jamais un jeune enfant seul avec un chien, quel qu’il soit, et apprenez aux enfants à respecter son repos et sa gamelle.
Avec les autres chiens
Le setter anglais est en général sociable avec ses congénères. Bien socialisé, il apprécie la compagnie d’un autre chien, qui peut d’ailleurs l’aider à se dépenser et à moins s’ennuyer en votre absence.
Comme pour tout chien, les présentations se font progressivement, en terrain neutre. Un chiot qui a rencontré beaucoup de chiens équilibrés pendant ses premiers mois deviendra un adulte à l’aise en toutes circonstances.
Avec les chats
La cohabitation avec un chat est tout à fait possible, surtout si le setter a grandi avec lui. Un chiot élevé avec un chat apprend vite à le considérer comme un membre de la famille.
Avec un setter adulte qui n’a jamais côtoyé de chat, soyez plus prudent. Faites les présentations lentement, laissez toujours au chat des zones en hauteur pour se réfugier, et ne laissez pas le chien poursuivre le chat, même pour jouer.
Avec les poules et les oiseaux de la maison
C’est le point le plus délicat. Le setter anglais a été sélectionné pendant des siècles pour trouver et arrêter les oiseaux. Poules, canards, perruches ou pigeons éveillent forcément son intérêt.
Certains setters apprennent à ignorer les poules de la maison, d’autres jamais. Ne laissez pas votre chien seul près d’un poulailler, et apprenez-lui très tôt à rester calme près des volailles. Pour les oiseaux en cage, placez-les hors de sa portée.
Socialiser le chiot dès son arrivée
Les premiers mois sont décisifs. Faites découvrir à votre chiot setter le plus de situations possible, toujours de façon positive : enfants, personnes de tous âges, autres chiens, chats, bruits de la ville, voiture, transports, visites chez le vétérinaire.
Une école du chiot ou un éducateur canin pratiquant les méthodes positives vous aidera à poser de bonnes bases, notamment pour le rappel et la marche en laisse. Ces bonnes habitudes prises tôt feront de votre setter un adulte équilibré et facile à vivre.

Les premiers mois sont décisifs pour faire d’un jeune setter un adulte équilibré.
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🤔 8. Pourquoi adopter un Setter anglais ?
Pour qui le setter anglais est-il fait ?
Le setter anglais est fait pour vous si :
- ✅ Vous êtes chasseur et cherchez un chien d’arrêt rapide, élégant et passionné.
- ✅ Vous êtes très sportif et passez plusieurs heures par jour dehors, par tous les temps.
- ✅ Vous vivez à la campagne ou près de grands espaces où il peut courir en sécurité.
- ✅ Vous aimez les chiens affectueux, qui vivent au cœur de la famille.
- ✅ Le brossage régulier de longs poils ne vous fait pas peur.
- ✅ Vous êtes prêt à consacrer du temps à l’éducation, surtout au rappel.
Pour qui sera-t-il moins adapté ?
Il sera moins adapté à votre vie si :
- ⚠️ Vous travaillez de longues heures loin de chez vous sans solution de garde.
- ⚠️ Vous cherchez un chien calme pour de courtes promenades en ville.
- ⚠️ Vous voulez un chien de garde.
- ⚠️ Vous ne pouvez pas lui offrir de vraies séances de course en liberté.
- ⚠️ Vous élevez des poules ou des oiseaux en liberté et ne pouvez pas les protéger.
- ⚠️ Vous voulez un chien qui ne perd pas de poils.
Un bon choix pour un premier chien ?
Oui, mais pas pour tout le monde. Son caractère doux et sociable en fait un chien facile au quotidien, sans agressivité. En revanche, son énergie, son instinct de chasse et son goût pour le large demandent un maître disponible et cohérent.
Un premier chien setter peut être une très belle réussite si vous êtes sportif, que vous vivez dans un environnement adapté et que vous acceptez de vous faire aider par un éducateur dès les premiers mois. Si vous cherchez surtout un compagnon tranquille, une race moins énergique vous conviendra mieux.
Éleveur ou adoption ?
Si vous choisissez un chiot, privilégiez un éleveur qui inscrit ses portées au LOF, teste ses reproducteurs et vous laisse rencontrer la mère. Le Club du Setter Anglais publie une liste des portées et des chiens cotés, utile pour repérer les élevages sérieux. Un bon éleveur vous posera aussi des questions : il veut savoir si son chiot sera chasseur, sportif ou compagnon de famille.
Depuis le 1er octobre 2022, tout acquéreur d’un chien doit signer un certificat d’engagement et de connaissance au moins 7 jours avant l’acquisition. L’adoption est une autre belle option : des setters anglais adultes cherchent régulièrement une famille dans les refuges et les associations. Un adulte a l’avantage d’un caractère déjà connu, ce qui permet de savoir s’il est compatible avec des chats ou des enfants.
💶 9. Prix d’achat et coûts d’entretien d’un Setter anglais inscrit au LOF
Combien coûte un chiot setter anglais LOF ?
Selon l’assureur Santévet, dans sa fiche mise à jour en mai 2026, un chiot setter anglais inscrit au LOF coûte en général entre 800 et 1 500 €. C’est une fourchette plutôt raisonnable pour un chien de cette taille. D’après les tarifs affichés par plusieurs élevages LOF en octobre 2026, pour des chiots nés cette année, les prix sont même un peu plus bas : de 600 à 1 200 €, le plus souvent entre 800 et 1 000 €.
Un chiot LOF est vendu avec son certificat de naissance, première étape vers le pedigree définitif, qui sera délivré après la confirmation à l’âge adulte. Méfiez-vous des prix anormalement bas, des annonces sans numéro d’identification ou des vendeurs qui refusent de vous montrer la mère : ce sont des signaux d’alerte.
Ce qui fait varier le prix
Santévet cite plusieurs facteurs : la réputation de l’élevage, la lignée, le sexe et les aptitudes du chiot. Concrètement, un chiot issu de parents cotés, primés en field trial ou en exposition, se situera plutôt dans le haut de la fourchette.
Les tests de santé réalisés sur les parents (dysplasie, ADN, audition) ont aussi un coût pour l’éleveur, qui se retrouve dans le prix. C’est un investissement qui vaut la peine : il réduit le risque de mauvaises surprises et de frais vétérinaires plus tard.
Les dépenses de la première année
La première année coûte toujours plus cher que les suivantes. Prévoyez les rappels de vaccins du chiot, l’antiparasitaire, une éventuelle stérilisation, et l’équipement de base : couchage, gamelles, collier, laisse, longe de rappel, brosse et peigne, jouets d’occupation.
Si vous chassez ou randonnez beaucoup, ajoutez un collier GPS, souvent proposé avec un abonnement selon les modèles, et un vêtement très visible pour la saison de chasse. Les cours d’éducation du chiot sont aussi un très bon investissement avec un chien aussi énergique.
Le budget annuel pour l’entretien d’un Setter anglais
Voici une estimation du budget annuel pour un setter anglais adulte en bonne santé. Elle s’appuie sur les ordres de grandeur publiés par Santévet (par exemple 50 à 85 € par mois de croquettes premium et 15 à 30 € par mois d’antiparasitaires) et sur les prix courants des accessoires. Ce sont des fourchettes indicatives, pas des tarifs.
| Poste de dépense | Estimation annuelle |
| Alimentation | 600 à 1 000 € |
| Soins vétérinaires courants | 300 à 500 € |
| Toilettage | 0 à 250 € |
| Entretien à la maison | 50 à 120 € |
| Accessoires et jouets | 100 à 300 € |
| Assurance santé | 250 à 600 € |
| Éducation et activités | 100 à 500 € |
À noter : comptez au total environ 1 400 à 3 300 € par an, hors prix d’achat. Santévet estime de son côté le budget annuel entre 1 300 et 2 900 €, provision pour imprévus vétérinaires comprise. La première année est plus chère (vaccins du chiot, matériel, stérilisation éventuelle). Si vous chassez, ajoutez le permis de chasser, les engagements en concours et les déplacements. Enfin, gardez une réserve pour les urgences : une torsion d’estomac ou une blessure à la chasse peut coûter cher, d’où l’intérêt d’une assurance santé ou d’une épargne dédiée.
✅ FAQ
❓ Le setter anglais peut-il vivre en appartement ?
C’est possible, mais exigeant. Le Kennel Club recommande plus de deux heures d’exercice par jour pour cette race. En appartement, cela veut dire plusieurs sorties quotidiennes, longues et actives, par tous les temps, avec des moments de course en liberté dans des endroits sûrs. Si vous êtes très sportif et disponible, votre setter peut s’adapter. Sinon, il risque de s’ennuyer, de s’agiter et de devenir difficile à vivre. Une maison avec jardin, près de la campagne, reste le cadre idéal.
❓ Combien de temps faut-il promener un setter anglais chaque jour ?
Plus de deux heures par jour, selon le Kennel Club britannique. Et pas seulement au pas : le setter a besoin de galoper, de quêter, de faire travailler son nez. L’idéal combine de longues balades, des séances de course en liberté sur des terrains autorisés et des jeux de recherche. Pensez aussi à la stimulation mentale : quelques minutes de fouille fatiguent autant qu’une longue course.
❓ Le setter anglais est-il un bon chien pour une famille avec enfants ?
Oui, en général. Son standard le décrit comme extrêmement amical et doué d’un bon caractère, et il aime la vie de famille. Il faut simplement tenir compte de son énergie : un jeune setter plein d’élan peut bousculer un tout-petit. Surveillez toujours les interactions entre jeunes enfants et chien, et apprenez aux enfants à respecter son repos. Un setter bien dépensé est un compagnon doux et patient.
❓ Quelle est l’espérance de vie d’un setter anglais ?
Le Kennel Club indique plus de 10 ans. Les données de mortalité finlandaises reprises par DogWellNet donnent une moyenne de 10 ans et 9 mois, et 12 ans et 8 mois pour les chiens morts de vieillesse. Santévet avance 11 à 14 ans. Un élevage sérieux, un poids de forme, une activité régulière et un bon suivi vétérinaire aident votre setter à vivre longtemps.
❓ Combien coûte un chiot setter anglais LOF ?
Selon Santévet (fiche mise à jour en mai 2026), comptez en général entre 800 et 1 500 € pour un chiot setter anglais inscrit au LOF. D’après les tarifs affichés par plusieurs élevages LOF en octobre 2026, les prix vont de 600 à 1 200 €, le plus souvent entre 800 et 1 000 €. Le prix varie selon la réputation de l’élevage, la lignée, le sexe et les aptitudes du chiot. Ajoutez ensuite un budget annuel d’environ 1 300 à 3 300 € selon les estimations, hors imprévus importants.
❓ Le setter anglais perd-il beaucoup de poils ?
Oui, il perd ses poils toute l’année, avec des mues plus marquées à certaines saisons. Son poil long et soyeux demande un brossage plus d’une fois par semaine, selon le Kennel Club, en insistant sur les franges des pattes, de la queue et derrière les oreilles. Ce brossage régulier limite les nœuds et les poils dans la maison. Ce n’est donc pas une race pour les personnes qui veulent un intérieur sans poils.
❓ Peut-on avoir un setter anglais sans être chasseur ?
Oui, à condition de compenser. Le setter garde son instinct de chasse, même s’il ne chasse jamais. Il faut lui offrir de longues sorties, de la course, des jeux de recherche, du canicross ou de la randonnée. Beaucoup de setters de compagnie sont très heureux ainsi. Choisissez de préférence un éleveur qui connaît bien ses lignées et qui pourra vous orienter vers un chiot au tempérament adapté à une vie de famille.
❓ Peut-on lâcher un setter anglais en promenade ?
Oui, mais seulement avec un rappel très solide, travaillé dès le plus jeune âge avec une longe. Un setter qui croise une odeur de gibier peut partir très loin en quelques secondes. Un collier GPS est une sécurité précieuse. Attention aussi à la loi : du 15 avril au 30 juin, il est interdit de promener un chien non tenu en laisse dans les bois et forêts en dehors des allées forestières (arrêté du 16 mars 1955).
❓ Quelle différence entre le setter anglais, le setter irlandais et le setter Gordon ?
Ce sont trois races distinctes de chiens d’arrêt britanniques et irlandais. Le setter anglais se reconnaît à sa robe blanche mouchetée, dite belton. Le setter irlandais rouge porte une robe rouge unie, et le setter Gordon, d’origine écossaise, une robe noir et feu. En France, le setter anglais est de loin le plus répandu : 5 086 inscriptions au LOF en 2025, contre 541 pour le setter Gordon et 461 pour le setter irlandais rouge.
❓ Faut-il faire tester l’audition d’un chiot setter anglais ?
C’est vivement conseillé. Dans les données de l’université d’État de Louisiane, 12,4 % des 751 setters anglais testés étaient sourds d’une ou des deux oreilles. Le test BAER (ou PEA) est indolore et mesure l’audition de chaque oreille. L’OFA le recommande pour la race. Demandez à l’éleveur si les parents et les chiots ont été testés. Un chien sourd d’une seule oreille peut vivre normalement, mais il ne devrait pas être mis à la reproduction.
Races proches à comparer
Vous hésitez entre le setter anglais et un autre chien de chasse ? Voici les races à comparer avant de vous décider.
- L’Épagneul breton : l’autre grand chien d’arrêt des chasseurs français, juste derrière le setter anglais au LOF en 2025, plus compact et très apprécié des familles.
- Le Cocker anglais : autre chien de chasse britannique à poil long et frangé, plus petit, plus facile à vivre en ville mais très actif (7 585 inscriptions au LOF en 2025).
- Le Golden retriever : lui aussi britannique et à poil long, un chien de rapport réputé très familial, la race la plus inscrite au LOF en 2025 (15 062 inscriptions).
Conclusion
Le setter anglais est un chien rare par sa beauté et par son caractère : un athlète élégant au galop félin, un chasseur passionné capable d’un arrêt spectaculaire, et à la maison, un compagnon doux, affectueux et très sociable. Ce n’est pas un hasard s’il est aujourd’hui le chien d’arrêt le plus inscrit au LOF en France.
Mais un setter anglais heureux est un setter qui court, cherche et vit avec sa famille. Avant d’adopter, vérifiez que vous pouvez lui offrir plus de deux heures d’activité par jour, un rappel travaillé, un brossage régulier et un élevage sérieux qui teste ses reproducteurs. Si c’est le cas, vous aurez à vos côtés un compagnon fidèle pour de longues années de balades, et peut-être de belles journées de chasse.
Pour approfondir le sujet
Standard et fiches de race
- “Standard FCI n° 2 : English Setter (Setter anglais), version 2026” – fci.be (Fédération Cynologique Internationale (FCI))
- “Standards du Setter Anglais : conformité (version française 2009), travail et jugement en exposition” – setteranglais.com (Club du Setter Anglais)
- “English Setter : breed information” – thekennelclub.org.uk (The Kennel Club)
Histoire, chasse et élevage
- “Le Club du Setter Anglais : historique de la race et du club en France” – setteranglais.com (Club du Setter Anglais)
- “English Setter History: Making of One of the Oldest Gun Dog Breeds” – akc.org (American Kennel Club)
- “Grille de cotation des reproducteurs Setter Anglais” – setteranglais.com (Club du Setter Anglais)
Santé
- “Breed-Specific Deafness Prevalence In Dogs” – lsu.edu (Louisiana State University, School of Veterinary Medicine)
- “Get a GRIHP on English Setter (priorités de santé de la race)” – dogwellnet.com (International Partnership for Dogs / DogWellNet)
Chiffres, prix et budget
- “Statistiques LOF 2025 (inscriptions et confirmations par race)” – centrale-canine.fr (Société Centrale Canine)
- “Setter anglais : caractère, santé, prix (mise à jour 15/05/2026)” – santevet.com (Santévet)
- “Chiots de race Setter Anglais LOF à vendre en France (tarifs des élevages consultés en octobre 2026)” – chiens-de-france.com (Chiens de France)
Loi en France
- “Arrêté du 16 mars 1955 relatif à l’interdiction de la divagation des chiens (texte Légifrance)” – haute-garonne.fr (Légifrance, via le Département de la Haute-Garonne)
- “Avoir un chien de catégorie : quelles sont les règles ? (vérifié le 7 novembre 2025)” – service-public.gouv.fr (Service-public.fr)
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