Springer anglais : caractère, santé, énergie et prix

Introduction

🐾 Des oreilles qui battent au vent, une queue qui remue sans jamais s’arrêter et le nez collé au sol : voici le Springer anglais, dont le nom officiel est « English Springer Spaniel ».

Cet épagneul de taille moyenne a été sélectionné pour lever le gibier et le rapporter à son maître. Il en a gardé une énergie énorme, un flair remarquable et un grand besoin d’être occupé.

La bonne nouvelle : amical, joueur et très attaché à sa famille, c’est un compagnon affectueux pour des maîtres actifs. La moins bonne : un Springer qui s’ennuie ou qui reste seul toute la journée devient vite un chien difficile.

Dans cet article, découvrons ensemble :

  • 📜 ses origines, sa taille, son poids et ses couleurs, d’après le standard officiel de la Fédération cynologique internationale (FCI, qui fixe les standards des races) ;
  • 🏃 son énergie, son besoin de travail, ses lignées de travail et de beauté, son rappel et ce que l’on sait vraiment du « rage syndrome » ;
  • 🩺 sa santé : oreilles, hanches, yeux et déficit en phosphofructokinase (un trouble de l’énergie des muscles, qui se dépiste par un test génétique) ;
  • 💶 le prix d’un chiot, le budget et l’adoption.

Une précision d’emblée : nos chiffres sont datés (novembre 2026), nous signalons quand les sources divergent, à notre connaissance il n’existe aucune étude française chiffrée sur la santé de la race, et rien ne remplace l’avis de votre vétérinaire. Enfin, les produits de notre boutique sont des liens partenaires : MyDogSociety peut percevoir une commission si vous achetez, sans surcoût pour vous.

Fiche d’identité du Springer anglais

À retenir Le Springer anglais en un coup d’œil
Nom de la race « English Springer Spaniel » pour la FCI et le Royal Kennel Club (association canine britannique). Ne pas confondre avec le Springer gallois
Origine et classement Grande-Bretagne ; groupe 8 de la FCI (rapporteurs, leveurs de gibier et chiens d’eau), section 2 (leveurs de gibier), standard n° 125, avec épreuve de travail
Fonction d’origine Chien leveur et rapporteur de gibier d’après le standard ; aujourd’hui chien de chasse, de sport et de famille
Taille Environ 51 cm au garrot d’après le standard (ni minimum ni maximum) ; 45 à 56 cm selon les pages
Poids Le standard n’en donne aucun ; selon les pages, 18 à 25 kg (voir la partie 2)
Poil et robes Poil serré, droit et résistant aux intempéries, avec des franges modérées ; foie et blanc, noir et blanc, ou l’une de ces deux robes avec des marques feu
Espérance de vie De 11,3 à 13,5 ans selon les études britanniques (médiane de 13,5 ans dans la plus grande) ; 12 à 14 ans selon les pages (partie 6)
Caractère « Amical et facile à vivre, de nature docile » d’après le standard ; aussi joueur, très énergique et très attaché à sa famille
Exercice Plus de 2 heures par jour d’après le Royal Kennel Club et la PDSA (People’s Dispensary for Sick Animals, organisation caritative vétérinaire britannique) ; au moins 1 heure pour une autre page (partie 5)
Convient à Des maîtres actifs et présents, sportifs ou chasseurs, qui aiment éduquer en douceur
Ne convient pas à Ceux qui veulent un chien calme sans effort, qui sont absents toute la journée ou qui n’ont pas le temps de soigner poil et oreilles
Entretien Brossage de 2 fois par semaine à tous les jours selon le poil, toilettage environ tous les 3 mois, oreilles à vérifier chaque semaine
Santé à surveiller Oreilles (otites), hanches et coudes, yeux, déficit en phosphofructokinase (test génétique) et quelques autres maladies héréditaires rares
Solitude Supporte plutôt mal la solitude ; aucune durée fiable dans les sources (partie 4)
Prix d’un chiot Le plus souvent 800 à 1 500 € pour un chiot inscrit au Livre des origines français (LOF, le registre officiel des chiens de race) ; annonces de 600 à 1 200 € (novembre 2026)
Budget annuel De l’ordre de 1 300 à 2 800 € par an hors achat, d’après notre calcul (partie 10)
Statut en France Ni catégorie 1 ni catégorie 2 : aucun permis de détention
Effectifs 1 329 chiots inscrits au LOF en 2025, contre 7 585 pour le Cocker anglais (Société centrale canine, SCC)

Chiffres relevés en novembre 2026 ; les sources sont en fin d’article.

1. Histoire et origines du Springer anglais

Un chien pour faire sortir le gibier

Le standard de la FCI (n° 125) donne la Grande-Bretagne pour pays d’origine. Il décrit une race ancienne, d’origine pure, qui servait à trouver et lever le gibier pour le filet, le faucon ou le lévrier. Aujourd’hui, elle sert à trouver, lever et rapporter le gibier au chasseur.

Le nom lui-même raconte ce métier. D’après le Royal Kennel Club, le mot springer vient de ces chiens qui bondissaient (en anglais, to spring) pour lever le gibier vers les filets. Quand le fusil est arrivé, ils ont continué à le faire sortir des fourrés, devant le chasseur.

Du Norfolk Spaniel au Springer

Le Royal Kennel Club rappelle que la race a été appelée Norfolk Spaniel, du nom du duc de Norfolk, qui passe pour l’avoir développée. Quelques repères de dates :

  • 📅 1902 : reconnaissance de la race par le Kennel Club britannique ;
  • 📅 1910 : reconnaissance par l’American Kennel Club (AKC, association canine américaine) ;
  • 📅 29 décembre 1954 : reconnaissance par la FCI.

Nous n’avons pas trouvé de date fiable pour l’arrivée de la race en France, et nous préférons ne pas en inventer une. Les récits plus anciens sur ses origines ne reposent, à notre connaissance, sur aucune source solide.

Ce que cette histoire explique aujourd’hui

Un chien fait pour courir des heures dans les ronces, flairer, lever puis rapporter a de quoi surprendre dans un salon ! Retenez trois conséquences :

  • 👃 un flair et une envie de chercher qui ne s’éteignent pas ;
  • 🔋 une énergie et une endurance de chien de travail ;
  • 💯 deux familles de Springers aujourd’hui : des chiens de travail et des chiens de beauté (partie 4).

2. Taille, poids et couleurs du Springer anglais

Le Springer anglais n’existe qu’en une seule taille, une taille moyenne. Voici ce que dit le standard officiel… et ce qu’on lit ailleurs.

La taille du standard

Mesure Ce que dit le standard FCI n° 125
Hauteur au garrot Environ 51 cm (20 pouces), sans distinction entre mâle et femelle
Poids Aucun poids n’est indiqué
Écart de taille Pas de tolérance chiffrée : tout écart par rapport au standard est un défaut, jugé selon sa gravité et ses conséquences sur la santé, le bien-être et la capacité de travail du chien

Et dans la vraie vie ?

Comme le standard ne donne ni fourchette ni poids, ce sont les fiches de race en ligne qui s’en chargent, et leurs chiffres ne se recoupent pas :

Origine du chiffre Taille Poids
PDSA 51 cm 18 à 23 kg
Une plateforme sur les races de chiens 50,8 cm (mâle), 48,3 cm (femelle) 22,7 kg (mâle), 18,1 kg (femelle)
Une autre fiche de race 51 à 56 cm (mâle), 46 à 51 cm (femelle) 20 à 25 kg (mâle), 18 à 23 kg (femelle)

Retenez un ordre de grandeur : un adulte mesure environ 46 à 56 cm et pèse 18 à 25 kg, le mâle étant un peu plus grand et plus lourd que la femelle. Pour savoir si votre chien est « dans la norme », pesez-le régulièrement et demandez son poids idéal à votre vétérinaire (partie 7).

Les couleurs

Le standard admet trois familles de robes, toujours mélangées de blanc :

  • 🟤 foie et blanc (un brun chaud), la plus courante d’après le Royal Kennel Club ;
  • ⚫ noir et blanc ;
  • 🎨 l’une de ces deux robes avec des marques feu (fauve), qu’on appelle aussi tricolore.

Un Springer anglais noir et blanc marchant de profil dans une flaque peu profonde, sur une plage de galets orange et gris, oreille pendante noire

Noir et blanc, l’une des robes admises : ici, une grande selle noire sur le dos et une tête sombre

Le standard ne cite aucune autre robe.

Springer anglais, Cocker anglais, Springer gallois : comment les distinguer ?

Les trois sont des épagneuls de chasse du même groupe de la FCI. Voici ce que disent leurs standards :

Race Taille au garrot Poids Robe
Springer anglais (n° 125) Environ 51 cm Aucun Foie et blanc, noir et blanc (avec ou sans feu)
Cocker anglais (n° 5) 39 à 41 cm (mâle), 38 à 39 cm (femelle) Environ 13 à 14,5 kg Nombreuses (non détaillées ici)
Springer gallois (n° 126) Environ 48 cm (mâle), 46 cm (femelle) Aucun Rouge vif et blanc, aucune autre couleur

En pratique, le Springer anglais est nettement plus grand que le Cocker. Le Springer gallois, très rare en France (34 inscriptions au LOF en 2025), se reconnaît à sa robe rouge et blanche et à sa taille un peu plus petite. Nous détaillons le Cocker dans notre fiche Le Cocker Anglais : caractère, besoins, santé et conseils pour bien vivre avec lui.

3. Caractéristiques physiques du Springer anglais

Une silhouette compacte et athlétique

Le standard décrit un chien harmonieux, compact, fort et actif, le plus haut sur pattes des épagneuls britanniques de chasse. Retenez ses traits principaux :

  • 🦴 un corps fort, ni trop long ni trop court, avec une poitrine bien descendue et des côtes bien cintrées ;
  • 🧠 un crâne de longueur moyenne, assez large et légèrement arrondi, des narines bien développées ;
  • 👀 des yeux en amande, de couleur noisette foncée : un œil clair est un défaut ;
  • 👂 des oreilles en forme de lobe, attachées au niveau des yeux et bien frangées ;
  • 🐕 une queue attachée bas, jamais portée au-dessus du niveau du dos, bien frangée, animée d’un mouvement vif ;
  • 🐾 des pieds serrés et compacts, avec des coussinets forts et bien remplis ;
  • 🏃 une allure souple : aux allures lentes, il peut aller l’amble (avancer les deux pattes d’un même côté ensemble), ce qui est typique de la race d’après le standard.

Un Springer anglais foie et blanc vu de profil, debout sur un chemin couvert de feuilles mortes au milieu d'un sous-bois, la tête tournée vers la gauche

Corps compact, tête fine, oreilles pendantes en forme de lobe : la silhouette du Springer anglais de profil

Un poil fait pour le travail

Le standard demande un poil serré, droit et résistant aux intempéries, jamais grossier, avec des franges modérées aux oreilles, aux pattes avant, sur le corps et aux pattes arrière. Ces franges sont jolies ; elles sont aussi l’endroit où les nœuds, les herbes et les épillets s’accrochent (partie 8). Comme pour la plupart des chiens à poil de longueur moyenne, comptez avec des poils qui tombent : un brossage régulier les récupère avant qu’ils ne finissent sur le canapé.

Et la queue ?

Le standard rappelle qu’auparavant la coutume était d’écourter la queue. Il décrit aujourd’hui les deux cas de la même façon : un Springer à queue entière est parfaitement conforme. Sur le plan juridique, l’article R214-21 du Code rural interdit les interventions chirurgicales de convenance sur les animaux de compagnie, mais en exclut expressément la coupe de la queue. Si un vendeur vous propose de la faire couper, parlez-en à un vétérinaire avant de vous engager.

4. Caractère, comportement et éducation du Springer anglais

Ce que dit le standard

Le standard de la FCI résume le caractère en une phrase : « Amical et facile à vivre, de nature docile. » Il écarte en revanche les chiens craintifs ou agressifs, qu’il classe parmi les défauts disqualificatifs. L’AKC parle d’une grande énergie, d’endurance et d’intelligence. Retenez un chien sociable, vif et motivé, qui réclame de l’action tant qu’on le laisse faire.

Lignées de travail ou lignées de beauté ?

Il n’y a pas un Springer, mais deux types selon l’élevage : les lignées de travail (chasse, épreuves de terrain) et les lignées de beauté (exposition, dites aussi de « conformation »). Les descriptions en ligne (pages de clubs de race relayées par une encyclopédie collaborative, que nous n’avons pas pu vérifier) opposent des chiens de travail plus légers, au poil plus court et aux oreilles moins pendantes, et des chiens d’exposition plus lourds, au poil plus long et aux oreilles plus pendantes.

Nous n’avons trouvé aucune étude sur la différence d’énergie. Un chien sélectionné pour chasser des heures a logiquement plus d’endurance, mais c’est un raisonnement, pas une mesure. Ce qui est mesuré : deux enquêtes américaines, remplies par des propriétaires (Duffy, Hsu et Serpell, 2008 ; Reisner et coll., 2005), relient les lignées d’exposition à plus d’agressivité envers les humains. Ce sont des tendances, pas le sort de votre futur chiot : posez la question à l’éleveur (partie 10) et regardez les parents.

« Rage syndrome » : que sait-on vraiment ?

On lit parfois que le Springer serait sujet au « rage syndrome », des accès de colère soudains et violents, sans cause visible. Voici l’état des preuves, sans dramatiser ni minimiser :

  • 🔎 un syndrome à part entière n’est, à notre connaissance, pas établi par des études de grande ampleur ; une vétérinaire de l’université Texas A&M (Lori Teller, 2024) le décrit comme complexe, de cause incertaine, parfois lié à des crises ;
  • 🩺 il faut d’abord écarter les causes médicales, dont la douleur (arthrose, otite), qui peut rendre un chien grognon ou mordant ;
  • ⚠️ l’agressivité de peur ou de conflit (protection d’un objet, d’un lieu, d’une personne) est bien plus fréquente, et s’accompagne en général de signaux d’alerte (raideur, regard fixe, lèvre retroussée).

Ce qui est documenté, en revanche :

  • 📊 dans l’enquête de Reisner et ses collègues (2005, Journal of the American Veterinary Medical Association), 1 053 propriétaires américains de Springers adultes ont répondu : 48,4 % signalaient un grognement ou une agression plus intense envers eux, et 26,3 % disaient que leur chien avait déjà mordu un humain. Les auteurs conseillent, pour limiter le risque, de chercher plutôt une femelle de type chasse, chez un éleveur expérimenté ;
  • 🇬🇧 dans l’enquête du Kennel Club britannique de 2014 (Lewis et coll., 2018), 4,0 % des décès de Springers (environ 9 chiens sur 224, d’après notre calcul) étaient attribués à l’agressivité, contre 1,5 % pour l’ensemble des chiens.

Prudence : ce sont des réponses de propriétaires (chacun place différemment la limite de l’agressivité), sur des échantillons petits ou anciens, dans d’autres pays. Ce n’est pas la preuve d’un chien « dangereux », mais un bon argument pour bien choisir son éleveur et sociabiliser tôt. Si votre chien grogne, se raidit ou mord :

  • 🛑 ne le punissez pas et n’intervenez pas physiquement pendant un accès, pour votre sécurité ;
  • 🧑‍⚕️ consultez d’abord votre vétérinaire (douleur, oreilles, problème neurologique), puis un comportementaliste si besoin ;
  • 📖 lisez La protection des ressources chez le chien

Une éducation en douceur

Docile et intelligent, le Springer répond très bien aux méthodes positives : récompense (friandise, jeu), séances courtes et variées, règles identiques pour toute la famille. Les punitions et les cris l’abîment plus qu’ils ne l’éduquent. Un chien trop excité n’apprend pas : dépensez-le d’abord, travaillez ensuite.

La sociabilisation du chiot (rencontres calmes, bruits, voiture, vétérinaire, manipulation des oreilles et des pattes) est la priorité des premiers mois : voyez Socialisation du chiot : 5 conseils essentiels.

Seul à la maison : solitude et destruction

Les pages qui en parlent décrivent un chien qui supporte mal la solitude. Aucune ne donne de durée fiable, et nous n’avons trouvé aucune étude sur le sujet pour la race. Un Springer désœuvré fait ce que font tous les chiens qui s’ennuient : il mâche, creuse, aboie ou hurle.

  • 🐥 habituez-le progressivement, par de courtes séparations (voir L’apprentissage de la solitude) ;
  • 🏃 dépensez-le avant de partir (promenade, flair, jeu) ;
  • 🧩 laissez-lui de quoi s’occuper (jouet à friandises, tapis de léchage) ;
  • 🚨 en cas de pleurs, de dégâts ou de salivation, ne le grondez pas : c’est peut-être une anxiété de séparation, à voir avec un professionnel.

Si vous êtes absent toute la journée, tous les jours, le Springer n’est probablement pas le bon choix.

5. Énergie, activités, rappel et logement

Combien d’exercice ?

🚶 Les pages ne sont pas d’accord, mais elles vont dans le même sens :

  • ⏱️ le Royal Kennel Club et la PDSA annoncent plus de 2 heures par jour ;
  • 📏 une plateforme sur les races parle d’au moins 2 heures d’activité, un site de conseils d’au moins 1 heure.

Retenez : pour un adulte en forme, comptez 2 heures par jour de sorties, de jeux et de travail du flair, en plusieurs fois. Pour un chiot, c’est l’inverse : sorties courtes, pas de course forcée ni de sauts répétés pendant la croissance (voir notre article sur la dysplasie de la hanche). Votre vétérinaire dit ce qui convient à son âge.

Un chien qui a besoin de travailler

Un Springer ne cherche pas seulement à se dépenser : il veut servir à quelque chose. Voici des activités qui lui plaisent souvent :

  • 🎯 le rapport d’un dummy (objet d’entraînement en toile) ou d’un jouet, et la recherche d’objets cachés ;
  • 👃 le pistage et les jeux de flair, dans le jardin comme en forêt ;
  • 🏃 l’agility, la randonnée, les sorties longues (après la croissance, si le vétérinaire est d’accord) ;
  • 🧩 les jeux d’intelligence et de fouille, comme le jeu Casino de Nina Ottosson ;
  • 🏹 la chasse, pour qui la pratique : c’est le métier d’origine de la race (partie 1). Des Springers sont aussi employés dans le monde comme chiens de détection d’explosifs ou de stupéfiants.

Un Springer sans ce travail risque de s’en inventer : mâcher, creuser, aboyer.

Longe orange vif enroulée à plat, avec un mousqueton argenté, une poignée à deux rivets et une petite étiquette bleu blanc rouge, sur fond blanc

Une longe de 5 m pour laisser flairer votre Springer en lieu non clos, tant que son rappel n’est pas solide

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Le rappel : le grand défi

Le nez au sol, un Springer peut oublier le monde. Le rappel doit donc se travailler tôt, avec patience :

  • 🍪 des récompenses de grande valeur (friandise très appétissante, jeu) ;
  • 🧵 une longe (laisse de 5 à 10 m) dans tous les lieux non clos, tant que le rappel n’est pas solide ;
  • 🚫 ne jamais punir un chien qui revient, même tard : il en retiendrait que revenir est désagréable.

Suivez la méthode décrite dans Apprendre le rappel à son chien. À proximité d’une route, d’un troupeau ou en saison de chasse, gardez-le en laisse.

Eau et baignades

Beaucoup de Springers aiment l’eau, mais pas tous : ne le forcez jamais. Quelques règles :

  • 🚫 évitez les eaux stagnantes, troubles ou verdâtres, où l’on trouve des bactéries comme celle de la leptospirose ;
  • 👂 après une baignade, séchez l’extérieur des oreilles et surveillez-les (partie 6).

Maison ou appartement ?

Le Royal Kennel Club le dit adapté à la ville comme à la campagne, avec un grand jardin ; une autre page juge l’appartement possible sous conditions et le jardin idéal. Notre avis : l’appartement est possible si vous assurez 2 heures d’activité par jour, du travail mental et une présence régulière. Un jardin clôturé aide, mais ne remplace pas les sorties. Voyez Chien en appartement.

☀️ Par temps chaud, sortez tôt et tard, laissez de l’eau fraîche et jamais de chien dans une voiture : un halètement intense est une urgence (coup de chaleur). Après chaque balade en herbes sèches, regardez entre les doigts et dans les oreilles : c’est le terrain des épillets.

6. Santé et espérance de vie du Springer anglais

Ce que l’on sait… et ce que l’on ne sait pas

⚖️ Le tableau est plutôt rassurant, avec des points de vigilance.

  • 👍 le Royal Kennel Club classe la race en catégorie 1 de son programme Breed Watch (aucun point de vigilance particulier signalé aux juges) ;
  • 🔎 mais le Kennel Club britannique recommande aux reproducteurs des examens des hanches, des coudes et des yeux et des tests ADN (voir plus bas), signe que ces maladies existent.

🤝 Une franchise : à notre connaissance, il n’existe pas d’étude française chiffrée sur la santé du Springer anglais. Les chiffres viennent surtout du Royaume-Uni. Les affections ci-dessous sont des points de vigilance, pas des probabilités, et votre vétérinaire décide pour votre chien. Un rapport de janvier 2026 sur la population de la race (relayé par un site britannique de santé) cite l’usage trop fréquent de quelques mâles reproducteurs populaires comme principale cause de perte de diversité génétique.

Espérance de vie : ce que disent les études

📅 Les pages annoncent le plus souvent 12 à 14 ans. Trois études britanniques permettent de vérifier, mais elles mesurent des choses différentes :

Étude Résultat pour le Springer anglais
McMillan et coll., 2024 (Scientific Reports), tableau du Dogs Trust, 17 905 chiens dont 6 221 décédés Âge médian au décès 13,5 ans, contre 12,7 pour l’ensemble des chiens de race
Teng et coll., 2022 (Scientific Reports, VetCompass), 785 décès (libellé « Springer Spaniel ») Espérance de vie à la naissance 11,9 ans (11,7 à 12,1), contre 11,2 pour tous les chiens
Lewis et coll., 2018 (Canine Genetics and Epidemiology), enquête du Kennel Club de 2014, 224 décès Âge médian au décès 11,3 ans, contre 10,3 pour toutes les races

💡 La médiane est l’âge que la moitié des chiens atteint ou dépasse. Dans les trois cas, le Springer fait un peu mieux que la moyenne. Attendez-vous à un chien qui vit probablement 12 à 13,5 ans, sans garantie. Ce que vous maîtrisez compte beaucoup : poids, dents, suivi vétérinaire (voir Espérance de vie du chien).

Les oreilles et les otites : le point n° 1

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👂 Les oreilles longues, pendantes et frangées retiennent l’humidité et la chaleur. L’otite externe (inflammation du conduit de l’oreille) est la grande affaire de la race. Les chiffres :

  • 📊 dans une grande étude britannique (O’Neill et coll., 2021, 22 333 chiens suivis dans 784 cabinets), 7,3 % des chiens, soit 1 sur 14, avaient une otite externe sur l’année ;
  • 🐕 les chiens aux oreilles pendantes couraient 1,76 fois plus de risque que ceux aux oreilles dressées, et les « spaniels » dans leur ensemble 1,24 fois plus ;
  • 🔎 pour le Springer anglais pris seul (475 chiens, dont 40 avec une otite), l’écart avec la référence de l’étude n’est pas statistiquement significatif : l’échantillon est trop petit pour conclure.

Ses oreilles le prédisposent, comme celles des autres spaniels. Les causes de fond sont souvent des allergies, des parasites de l’oreille (Otodectes) ou un corps étranger comme un épillet (nos conseils).

🚨 Signes : il secoue la tête, se gratte l’oreille, l’oreille est rouge, chaude, mal odorante ou suinte.

  • 🩺 seul le vétérinaire peut vérifier le conduit et faire un prélèvement (examen au microscope) pour choisir le traitement, en général 15 à 20 jours avec un contrôle ;
  • 🔁 une otite est récidivante quand elle revient tous les 3 mois ou moins : cherchez la cause de fond ;
  • 🚫 jamais de coton-tige (il pousse les sécrétions au fond et peut léser le conduit) et aucun remède maison (vinaigre, huile) sans avis vétérinaire : si le tympan est percé, certains produits sont toxiques pour l’oreille interne. L’entretien des oreilles saines est dans la partie 8.

Déficit en phosphofructokinase (PFK) : le test à connaître

⚡ C’est une maladie héréditaire propre à quelques races, dont le Springer anglais (aussi citée chez le Cocker et le Whippet). Il manque au chien une enzyme qui sert à fabriquer de l’énergie dans les muscles, et ses globules rouges deviennent fragiles.

  • 🧬 Transmission : récessive. Un chien est atteint s’il reçoit la mutation de ses deux parents ; un chien « porteur » n’a qu’une copie, reste en bonne santé et peut la transmettre.
  • 🚨 Signes : intolérance à l’effort, faiblesse, et surtout urines très foncées (de l’orange au brun café) après un effort intense, des aboiements prolongés ou un halètement, parfois avec anémie, teint jaune et fièvre. Une crise, par forte chaleur ou effort intense, peut être grave.
  • 💊 Pas de guérison, mais une vie presque normale est possible en évitant efforts intenses et stress. La mutation est dite peu courante chez les Springers britanniques ; aucun chiffre pour la France.
  • 🧪 Dépistage : un test ADN par prélèvement dans la joue donne « sain », « porteur » ou « atteint ». Plusieurs laboratoires le proposent.

💡 La règle est simple : un chiot dont un parent au moins est sain ne peut pas être atteint. Demandez le résultat des deux parents, par écrit. Si votre Springer fait du sport ou de la chasse, la base de données génétiques de la SCC conseille de le faire tester avant de poursuivre. En cas d’urines foncées, consultez : d’autres anémies donnent les mêmes signes.

Hanches et coudes : la dysplasie

🦴 La dysplasie est une malformation de l’articulation qui use le cartilage et provoque douleur et arthrose. Elle touche la hanche et le coude, et plusieurs gènes interviennent (voir notre article sur la dysplasie de la hanche). Il n’existe pas de test ADN simple : on radiographie les chiens.

  • 📊 Au Royaume-Uni, la note de hanche médiane du Springer est de 9 (plus la note est basse, mieux c’est), sur 838 chiens notés en 15 ans ; les reproducteurs sont conseillés à une note au plus égale à la médiane.
  • 📅 La notation officielle britannique se fait à partir de 12 mois ; surpoids pendant la croissance et exercice trop poussé la première année sont à éviter.

Les yeux

  • 👁️ Glaucome : le Kennel Club recommande aux reproducteurs une gonioscopie (examen de l’angle par lequel le liquide de l’œil s’évacue). Un angle anormal expose au glaucome, une hausse de pression de l’œil très douloureuse, et le Springer figure sur la liste des races à risque de la BVA (British Veterinary Association).
  • 🕶️ Atrophie rétinienne progressive (la rétine, le « capteur » de l’œil, dégénère), forme CORD1 : la vue baisse lentement, souvent à l’âge adulte. Dans une étude de 2024 (Kwok et coll., relayée par un site britannique de santé), 123 des 494 Springers étudiés étaient atteints (un échantillon sans doute non représentatif). Le test ADN ne détecte que cette forme.

D’autres maladies, plus rares

Le Kennel Club recommande aussi les tests ADN de la fucosidose (maladie nerveuse, signes entre 1 et 2 ans) et du syndrome d’automutilation des pattes (léchage excessif, dès 3 à 12 mois). On cite aussi l’anémie hémolytique (globules rouges détruits) et l’hépatite chronique, rare : de quoi poser les bonnes questions à l’éleveur, pas de s’inquiéter.

Quand consulter ?

Ce que vous voyez Que faire
Urines très foncées, faiblesse, gencives pâles ou jaunes après un effort Urgence : appelez votre vétérinaire sans attendre
Halètement intense, bave épaisse, effondrement par temps chaud Urgence immédiate (coup de chaleur)
Convulsions Urgence
Changement brutal de comportement, grognements inhabituels Consultation rapide (une douleur est possible)
Tête penchée, perte d’équilibre, forte douleur à l’oreille Rendez-vous le jour même
Œil rouge, trouble, douloureux ou fermé Le jour même (glaucome, ulcère de la cornée)
Oreille rouge, qui sent ou qui suinte, tête secouée Consultation dans les jours qui viennent, sans nettoyage maison
Boiterie, difficulté à se lever, marche en « sautant » des deux pattes arrière Consultation (hanches, coudes)
Perte de vue progressive (il se cogne, hésite la nuit) Consultation (yeux)
Léchage des pattes jusqu’à la blessure chez un jeune chien Consultation

⚠️ Ne donnez jamais de médicament humain à votre chien sans avis vétérinaire.

Les dépistages à demander en France

📋 Nous n’avons pas pu lire la fiche de la Société centrale canine ni de page du club de race français : nous ne pouvons donc pas dire ce qu’ils recommandent officiellement. Voici ce que les sources lues (surtout britanniques) permettent de demander à un éleveur :

Dépistage Existe-t-il ? Ce que vous pouvez demander
PFK (muscles et sang) Oui, test ADN Le résultat écrit des deux parents (sain, porteur, atteint)
Atrophie rétinienne CORD1 Oui, test ADN Le résultat des deux parents
Fucosidose et syndrome d’automutilation Oui, tests ADN Les résultats des deux parents
Hanches et coudes Oui, radiographies lues par un spécialiste La note officielle des parents
Yeux Oui, examen par un vétérinaire spécialiste, avec gonioscopie Un certificat récent des deux parents

✅ Un éleveur sérieux répond sans gêne, documents à l’appui. ⚠️ « Mes chiens n’ont jamais rien eu », sans papier, doit vous alerter.

Vaccins, vermifuge, parasites et visite annuelle

💉 Le suivi de base est celui de tout chien : vaccins et rappels, vermifuge, protection contre les puces et les tiques (voir le rayon Antiparasitaires de notre boutique) et une visite vétérinaire annuelle. Profitez-en pour faire contrôler oreilles, yeux, hanches, dents et poids. Votre vétérinaire fixe le calendrier qui convient à votre chien.

7. Alimentation et croissance

Les grands principes

Nous n’avons trouvé aucune étude sur les besoins alimentaires propres au Springer. Appliquez les règles de tout chien actif de taille moyenne :

  • 🥣 une alimentation complète et adaptée à son âge (chiot, adulte, senior), choisie avec notre guide pour choisir les croquettes ;
  • ⚖️ une ration ajustée à son activité : un chien de chasse en saison n’a pas les mêmes besoins qu’un chien de canapé ;
  • 🔍 une pesée régulière et des côtes que l’on sent sous les doigts sans les voir : voyez Gestion du poids du chien.

Le chiot

Pendant la croissance, ne le gavez pas : le surpoids est un facteur de dysplasie (partie 6). Servez des repas mesurés, en plusieurs fois, avec des croquettes pour chiot. Votre vétérinaire contrôle la courbe de poids.

Adulte, senior et oreilles qui grattent

  • 🐕 Adulte : gardez-le mince, c’est bon pour les articulations et le souffle. S’il mange très vite, une gamelle anti-glouton peut aider ;
  • 🧓 Senior : moins d’activité, donc ration à revoir, avec le vétérinaire (conseils pour le chien senior) ;
  • 👂 Otites à répétition : les allergies sont une cause fréquente. Si votre chien se gratte et s’infecte souvent, votre vétérinaire peut envisager une piste alimentaire ; ne changez pas de régime sans son avis.

8. Entretien du Springer anglais : poil, nœuds, oreilles

Un poil moyen à brosser souvent

Le poil est serré et résistant, mais ses franges (oreilles, pattes, ventre, arrière-train) s’emmêlent. Les pages donnent des rythmes différents :

  • 🪮 le Royal Kennel Club parle de plus d’une fois par semaine, la PDSA de 1 ou 2 fois par semaine, un site de conseils de 2 fois par semaine au moins ;
  • ✂️ la PDSA ajoute une coupe tous les 3 mois, ce qui correspond à environ 4 séances par an chez un toiletteur.

Retenez 2 à 3 brossages par semaine, et tous les jours en période de mue ou après une balade dans la boue ou les ronces. Un peigne à dents larges, puis une brosse, du bout vers la racine.

Mallette de toilettage noire ouverte avec plusieurs brosses, un peigne et un gant blanc à motif de pattes, sur fond blanc

Un set de toilettage (brosse, peigne) suffit pour débuter : 2 à 3 brossages par semaine pour les franges

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Les nœuds

  • 🔍 vérifiez derrière les oreilles, sous les pattes avant, aux franges des pattes et du ventre ;
  • 🧶 défaites le nœud avec les doigts puis au peigne, sans tirer ; ne le coupez jamais aux ciseaux au ras de la peau (risque de blessure), confiez-le plutôt au toiletteur ;
  • 🌧️ après la pluie ou une baignade, séchez puis brossez : un poil mouillé s’emmêle vite.

Un set de toilettage (brosse, peigne) suffit pour débuter. Notre article Brosser et laver son chien donne la méthode.

Le bain et le toiletteur

Un bain tous les 1 à 3 mois suffit, avec un shampoing pour chien, sauf s’il s’est roulé dans quelque chose. Gardez l’eau hors des oreilles. Comptez environ 50 à 75 € la séance chez un toiletteur (novembre 2026, tarif indicatif).

Les oreilles, une vérification hebdomadaire

Une fois par semaine, regardez et sentez l’intérieur du pavillon : il doit être propre, de couleur claire et sans odeur forte. Pour l’entretien d’oreilles saines :

  • 🧴 si votre vétérinaire le conseille, utilisez un nettoyant auriculaire physiologique (sans huile essentielle), selon la notice ; il nettoie, il ne soigne pas une otite ;
  • 🧻 massez la base de l’oreille, puis essuyez le pavillon avec une compresse ;
  • 🚫 pas de coton-tige, ni d’huile ou de vinaigre.

Après une otite, une revue vétérinaire française (La Dépêche Vétérinaire, 2022) décrit un nettoyage 2 à 3 fois par semaine pendant le traitement, puis espacé jusqu’à environ une fois par mois en prévention : votre vétérinaire fixe le rythme. N’oubliez pas les dents et les griffes.

9. Le Springer anglais avec les enfants et les autres animaux

Avec les enfants

Les pages lues le disent généralement bon avec les enfants, joueur et sociable. Son énergie peut pourtant bousculer un tout-petit. Notre avis, qui est du bon sens :

  • 👶 jamais de chien seul avec un jeune enfant, même sympathique ;
  • 🛏️ le chien a un coin à lui, où l’on ne le dérange pas ;
  • 🧐 apprenez aux enfants à reconnaître ses signaux d’inconfort (il s’éloigne, détourne la tête, se lèche les babines).

Voyez Chien et enfants : les règles de base pour une cohabitation sereine.

Avec les autres chiens et les autres animaux

Le standard le veut amical, et la PDSA le dit à l’aise avec les autres animaux. Mais c’est un chien de chasse, fait pour lever les oiseaux et le petit gibier : avec des oiseaux, des poules, des lapins ou des cochons d’Inde, soyez prudent et ne le laissez jamais seul avec eux. Avec un chat, la clé est une présentation progressive : voyez Cohabitation chien et chat.

10. Adopter un Springer anglais : choisir, prix d’achat et budget

Refuge ou éleveur ?

Le Springer est connu mais pas très répandu en France : 1 329 chiots inscrits au LOF en 2025, contre 7 585 pour le Cocker anglais et 15 062 pour le Golden retriever (Société centrale canine). Nous n’avons trouvé aucun chiffre sur les Springers en refuge, mais vous pouvez en chercher dans votre région. Lisez notre guide Adopter un chien : refuge, association, éleveur, comment choisir ? À la SPA (Société protectrice des animaux), l’adoption coûte 275 € pour un chien adulte et 365 € pour un chiot de moins de 6 mois (page consultée en novembre 2026), identification, vaccination et stérilisation comprises.

Vous hésitez entre plusieurs chiens ? Notre outil Quel chien pour quel maître ? note 30 races selon 8 situations de vie.

Les règles légales en France

  • 📅 Un chien ne peut être cédé que s’il a plus de huit semaines (article L214-8 du Code rural et de la pêche maritime), et il doit être identifié avant la cession.
  • 📄 En tant que particulier, vous signez un certificat d’engagement et de connaissance des besoins de l’animal, délivré au moins sept jours avant la cession.
  • 📜 Le mot « de race » n’est permis que pour un chien inscrit au LOF. Sans papiers, le chien est « d’apparence Springer anglais ».
  • ✅ Le Springer n’est ni de catégorie 1 ni de catégorie 2 (arrêté du 27 avril 1999, page du ministère de l’Agriculture du 23 juillet 2026) : aucun permis de détention n’est nécessaire.

Les questions à poser à l’éleveur

  • 🧬 PFK, atrophie rétinienne CORD1, fucosidose : quels sont les résultats ADN des deux parents, par écrit ?
  • 🦴 Quelles sont les notes officielles de hanches et de coudes des parents ?
  • 👁️ Un certificat d’examen des yeux récent, avec gonioscopie ?
  • 🎯 Les parents sont-ils de lignée de travail ou de beauté ? Chassent-ils ou concourent-ils ?
  • 🧘 Puis-je voir la mère (et le père s’il est présent) ? Comment réagissent-ils à un inconnu ?
  • 🛍️ Quelle sociabilisation les chiots ont-ils reçue, et quels papiers me remettrez-vous ?

Méfiez-vous des annonces sans numéro de portée, des chiots proposés sans visite et des prix très bas.

Combien coûte un chiot Springer anglais ?

Voici ce que nous avons relevé en novembre 2026 :

Ce que l’on lit Fourchette
Chiot LOF de compagnie, plusieurs pages spécialisées Le plus souvent 800 à 1 500 € (une page donne 800 à 1 800 €, une autre 900 à 1 200 €)
Chiot de lignée de chasse (une page) 1 500 à 2 000 €
Annonces d’élevages, 23 annonces chiffrées sur une plateforme De 600 à 1 200 €, 1 000 € étant le prix le plus courant (relevé le 1er novembre 2026)

Comptez donc 800 à 1 500 € pour un chiot LOF de compagnie, avec des annonces plus basses et des lignées de chasse plus chères. Une page met en garde contre les prix inférieurs à 800 € : posez la question, car un prix très bas peut cacher des parents non testés.

Le budget d’une année

Voici une estimation détaillée (novembre 2026), hors achat et hors équipement, construite à partir des tarifs de notre article Combien coûte un chien ? Le vrai budget sur une année et de notre calcul pour la nourriture et les antiparasitaires :

Poste Par an
Nourriture 520 à 840 €
Vétérinaire courant (visite annuelle avec rappel, 1 à 2 consultations) 80 à 220 €
Antiparasitaires et vermifuge 100 à 250 €
Assurance santé (12 à 44 € par mois pour un chien de moins de 2 ans) 140 à 530 €
Toilettage (4 séances à 50-75 €) 200 à 300 €
Éducation (8 cours collectifs à 20-40 €) 160 à 320 €
Pension ou garde (14 jours à 10-25 €) 140 à 350 €
Total 1 340 à 2 810 €

Il faut donc compter environ 1 300 à 2 800 € par an hors achat, soit un peu plus que les niveaux de notre article, car le Springer mange plus qu’un petit chien et va chez le toiletteur. Une autre estimation en ligne annonce 1 500 à 3 200 €. Ce sont des estimations, pas des prix officiels. Les imprévus (otite rebelle, hanches, yeux) peuvent coûter bien plus.

Et l’assurance santé ?

Elle n’est pas obligatoire, mais elle est à étudier : oreilles, yeux et articulations donnent lieu à des frais fréquents. Point d’attention : comme le montre notre comparatif, les deux assureurs partenaires, Santévet et Assur O’Poil, excluent les maladies héréditaires ou congénitales. Vérifiez ce qui est couvert pour une dysplasie, une atrophie rétinienne ou une otite chronique, et souscrivez avant la première urgence. Lisez Comparatif assurance chien : Santévet ou Assur O’Poil ? (nous sommes partenaires des deux, et pouvons être rémunérés sans surcoût pour vous).

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✅ FAQ

❓ Quelle est la taille et le poids d’un Springer anglais ?

Le standard donne environ 51 cm au garrot et aucun poids. En pratique, un adulte mesure environ 46 à 56 cm et pèse 18 à 25 kg, les pages se contredisant (partie 2).

❓ Quelle différence entre le Springer anglais, le Springer gallois et le Cocker anglais ?

Le Springer anglais est nettement plus grand que le Cocker anglais (39 à 41 cm pour un mâle, 13 à 14,5 kg). Le Springer gallois est rouge vif et blanc exclusivement, un peu plus petit (environ 48 cm) et très rare en France (partie 2).

❓ Le Springer anglais est-il un bon chien de famille ?

Oui, pour une famille active et présente : amical, joueur, très attaché. Son énergie peut bousculer un tout-petit : jamais seul avec un jeune enfant (partie 9).

❓ De combien d’exercice a-t-il besoin ?

Le Royal Kennel Club et la PDSA annoncent plus de 2 heures par jour pour un adulte (sorties, jeux, travail du flair). Un chiot a besoin de sorties courtes pendant la croissance (partie 5).

❓ Peut-il vivre en appartement ?

Sous conditions : 2 heures d’activité par jour, du travail mental et une présence régulière. Un jardin clos ne remplace pas les sorties (partie 5).

❓ Peut-il rester seul ?

Les pages qui en parlent le décrivent mal à l’aise seul, sans durée fiable ni étude. Habituez-le progressivement, après l’avoir bien dépensé. Absent toute la journée, tous les jours : ce n’est pas le bon chien (partie 4).

❓ Est-il agressif ? Qu’est-ce que le « rage syndrome » ?

Le standard le veut amical et docile. Un syndrome à part entière n’est pas établi par de grandes études, mais l’agressivité envers le propriétaire est documentée (48,4 % de grognements ou plus, 26,3 % de morsures passées, dans une enquête américaine de 1 053 chiens). Consultez d’abord le vétérinaire (douleur, oreilles), puis un comportementaliste (partie 4).

❓ Est-il facile à éduquer ? Pourquoi le rappel est-il difficile ?

Docile et intelligent, il répond bien aux méthodes positives. Mais le nez au sol, il oublie le monde : travaillez le rappel tôt, avec des récompenses de valeur et une longe, et ne punissez jamais un chien qui revient (partie 5).

❓ Convient-il comme premier chien ?

Sous conditions : facile à vivre, mais il demande 2 heures d’activité par jour, des oreilles à surveiller chaque semaine et un brossage régulier. Pour un chien calme sans effort, choisissez-en un autre.

❓ Aime-t-il l’eau ? Peut-il se baigner ?

Beaucoup de Springers aiment l’eau, pas tous : ne le forcez pas. Évitez les eaux stagnantes ou troubles et séchez l’extérieur des oreilles après la baignade (parties 5 et 6).

❓ Pourquoi mon Springer a-t-il souvent des otites ?

Ses oreilles pendantes et frangées retiennent chaleur et humidité : les oreilles pendantes ont 1,76 fois plus d’otites que les dressées dans une grande étude britannique. Regardez-les chaque semaine, jamais de coton-tige ni de remède maison, et consultez si elles rougissent, sentent ou suintent (parties 6 et 8).

❓ Qu’est-ce que le déficit en phosphofructokinase ?

Une maladie héréditaire récessive qui prive les muscles d’énergie. Signe typique : urines très foncées après un effort intense. Un test ADN existe ; un chiot dont un parent est sain ne peut pas être atteint (partie 6). Demandez aussi les tests des deux parents pour l’atrophie rétinienne CORD1 et la fucosidose, leurs notes de hanches et de coudes et un certificat d’examen des yeux (partie 10).

❓ Perd-il ses poils ? Faut-il le brosser souvent ?

Il perd des poils. Et « perd peu » ne veut pas dire « hypoallergénique » : à notre connaissance, aucune étude ne montre qu’une race soit sans risque pour les allergiques ; demandez l’avis de votre médecin. Comptez 2 à 3 brossages par semaine et un toiletteur environ tous les 3 mois (partie 8).

❓ Quelle est l’espérance de vie d’un Springer anglais ?

De 11,3 à 13,5 ans selon la méthode des études britanniques (13,5 ans dans la plus grande), 12 à 14 ans selon les pages : un ordre de grandeur, pas une promesse (partie 6).

❓ Combien coûte un Springer anglais ?

Pour un chiot LOF de compagnie, 800 à 1 500 € le plus souvent en novembre 2026, plus pour une lignée de chasse. Ensuite, 1 300 à 2 800 € par an hors achat (partie 10). À la SPA, l’adoption coûte 275 € (adulte) ou 365 € (chiot).

Races proches à comparer

Vous hésitez avec un autre épagneul ou un chien de chasse actif ? Comparez :

  • Le Cocker anglais : le cousin plus petit (39 à 41 cm), à comparer pour la taille, les oreilles et le toilettage ;
  • L’Épagneul breton : autre épagneul de chasse, plus léger (46 à 51 cm), à comparer pour l’énergie ;
  • Le Setter anglais : chien d’arrêt très endurant, à comparer pour le besoin d’exercice et le rappel ;
  • Le Labrador retriever : chien de rapport sociable, à comparer pour la vie de famille et l’eau.

Pour vous aider à choisir selon votre mode de vie, essayez aussi notre outil Quel chien pour quel maître ?, qui note 30 races selon 8 situations de vie. Nous n’avons pas encore de fiche sur le Springer gallois, que nous comparons dans la partie 2.

Conclusion

Le Springer anglais est un chien de chasse joyeux, docile et infatigable, qui a gardé de son métier un grand besoin d’exercice et de travail. Il comblera des maîtres actifs et présents, qui aiment éduquer en douceur. Il demande de la vigilance sur ses oreilles, ses hanches et coudes, ses yeux et le déficit en PFK, du soin pour son poil, et un travail précoce du rappel. Choisissez un éleveur transparent sur les tests et sur le caractère des parents, gardez-le mince et séchez ses oreilles après l’eau : vous aurez un compagnon généreux.

Et vous, comment se passe la vie avec votre Springer anglais ? Partagez une photo accompagnée d’un petit texte dans le réseau social de l’application MyDogSociety ou laissez un commentaire sous cet article : nous y répondrons avec plaisir.

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À lire aussi

Pour approfondir le sujet

Sources relues en novembre 2026. Pages lues, classées par thème, avec leur nature entre parenthèses.

Standards et fiches de race

Santé et espérance de vie : revues vétérinaires, études et bases de données

Comportement et agressivité

Pages de présentation de la race, prix et entretien

Règles françaises, chiffres officiels et achat

Une précision de franchise : à notre connaissance, il n’existe pas d’étude française chiffrée sur la santé ni sur le comportement du Springer anglais. Les études citées viennent du Royaume-Uni et des États-Unis. La fiche de la Société centrale canine, celle d’un laboratoire français de génétique canine et celles de deux sites d’information et d’annonces n’étaient pas consultables, et nous n’avons pas pu lire de page du club de race français ; seuls les textes de la base de données génétiques de la SCC (Génodog) ont pu être lus, et seulement le résumé de l’enquête de Reisner et de ses collègues.

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